LA FRANCE UNE CHANCE

Amboise : une cuisine exemplaire en matière d’inclusion

Indre-et-Loire (37)Recruter

L’atelier culinaire d’Amboise s’est engagé depuis plusieurs mois dans une politique de l’emploi visant à inclure des personnes en difficulté.

En signant, en novembre dernier, la charte d’engagement entre l’État et son entreprise, Gilles Coqueman, directeur de l’atelier culinaire d’Amboise, de la société de restauration collective et individuelle Ansamble, a rejoint le club départemental des entreprises inclusives La France Une Chance.
« L’objectif est de créer les conditions d’une croissance inclusive à même de concilier l’économique et le social. Pour répondre à cet enjeu, le meilleur levier de l’inclusion est l’accès à l’emploi, pour lequel la mobilisation de nos entreprises est essentielle, explique, charte à la main, le directeur. J’ai toujours été sensible, durant ma vie professionnelle, aux publics en difficulté (personnes en situation de handicap, chômeurs de longue durée, public en réinsertion…) et je préfère, à qualification égale, donner leur chance à ces personnes. »
Avant même de connaître l’existence du club départemental La France Une Chance, Gilles Coqueman a conclu un accord avec les Restos du Cœur, pour leur faire bénéficier des surplus engendrés par la production quotidienne de repas. Aujourd’hui, quatre personnes souffrant d’un handicap ont été recrutées (une à la plonge, deux au conditionnement et une à l’administratif) et le directeur s’apprête à embaucher, en plus, un chômeur de longue durée.

 

« L’ensemble du personnel a été sensibilisé à la démarche. Des réunions sont organisées régulièrement et en matière d’encadrement, des référents sont adjoints aux personnes, en fonction de leur handicap, pour un suivi personnalisé. Enfin, les nouveaux embauchés suivent les formations internes comme le reste de l’équipe »
 

Plus de portage mais moins d’activité pendant le confinement

L’adhésion à la démarche prend place dans un programme de mobilisation nationale, initié par le gouvernement, appelé La France, une chance , ce qui permettra à l’entreprise de bénéficier d’aides de la part des services de l’État, pour faciliter la concrétisation des engagements. « Depuis quelques semaines, notre site est devenu un site pilote au sein du club départemental », souligne avec fierté Gilles Coqueman, qui assure que cette démarche perdurera dans le temps.

Pendant la période de confinement, l’activité de l’atelier a continué, notamment pour les Ehpad et pour le portage individuel de repas. En revanche, l’activité crèche a été réduite quasiment à zéro, seule une crèche restant ouverte (pour les enfants prioritaires). Globalement, le volume d’affaires, pendant cette période, a diminué de 55 % auprès des Ehpad et a augmenté de 15 % pour le portage, expliquait fin mai Gilles Coqueman. 50 % de l’effectif a été présent, le reste étant au chômage partiel.
Depuis le déconfinement, 90 % des sites de l’atelier sont rouverts et le volume global d’activités se situe autour de la fabrication de 4.000 repas par jour, au lieu de 6.000 en temps normal. 

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